Baloise affiche un résultat de 115 millions d’euros (EBIT) en Belgique pour 2023. Cela ressort des résultats annuels publiés par le groupe Baloise ce matin. La branche Non-Vie affiche les plus fortes croissances (+6,8 %) tandis que la branche Vie a baissé moins que prévu (-8,7 %). En raison de circonstances macroéconomiques changeantes, comme la forme de la courbe des taux, les clients ont plus d'options pour obtenir du rendement ailleurs, par exemple avec le bon d'État.
Il est important de noter que le ratio Solvency II s’élève à 174,5 %, ce qui indique une bonne gestion d’entreprise.
La récente opération de réassurance début 2024 d’une partie du portefeuille d’assurance-vie de Baloise en Belgique avec RGA International démontre les efforts d’optimisation soutenus de Baloise dans la branche Vie. Cette transaction représente la prochaine étape de sa stratégie en matière d'assurance-vie, axée sur les produits d'assurance modernes. Cette mesure n’a pas d’impact significatif sur le bénéfice ou sur le ratio de solvabilité du groupe Baloise.
Wim Kinnet, CFO Baloise, nous donne son point de vue: "Notre ratio de solvabilité favorable est le résultat de nos efforts continus en matière de réduction des coûts et d’efficacité. Malgré les conditions difficiles du changement climatique et de l'inflation, nos équipes fournissent chaque jour un excellent travail."
Pour Non-Vie, Baloise enregistre une hausse notable de 30 % sur le marché des PME et des indépendants. Cette croissance reflète l’efficacité des décisions stratégiques visant à se concentrer davantage sur ces groupes cibles.
Dans le segment Vie, Baloise a rencontré quelques défis, notamment dans le groupe cible des indépendants, où des ajustements fiscaux ont entraîné un glissement au niveau de la production. Néanmoins, Baloise a enregistré une croissance significative de plus de 20 % dans les nouvelles polices d’assurances de groupe et de pas moins de 40 % dans l’épargne-pension classique.
Christophe Hamal, CEO de Baloise, commente: "Le segment Vie est une affaire à long terme et nous remarquons que les produits qui offrent de la stabilité et sont moins sensibles aux fluctuations à court terme, comme les assurances de groupe et l’épargne-pension classique, se portent très bien. La stabilité fiscale joue un rôle crucial dans le succès des produits d'assurance et d'épargne pour une pension complémentaire."
"2023 marque un changement significatif dans le paysage des coûts, dans le cadre duquel nous sommes plus d’une fois témoins de la transition climatique, de l’indexation salariale et de la hausse des coûts engendrés par l’adoption de véhicules électriques", explique Christophe Hamal. "Cette convergence de tendances nécessite une approche flexible et proactive pour rester compétitif sur ce marché dynamique", ajoute-t-il.
Malgré les dégâts inévitables causés par les catastrophes naturelles, le nombre de tempêtes et d’inondations a diminué en 2023, ce qui a permis à Baloise de dégager un résultat financier positif. En 2023, 6.411 dossiers de sinistres ont été introduits, avec une charge de sinistres totale de 16,7 millions d’euros et une charge de sinistres moyenne de 2.560 euros par dossier.
Gert Vernaillen, Chief Risk Officer Baloise, tire néanmoins la sonnette d’alarme: "Malgré les conditions climatiques favorables de 2023, cela n’est pas une garantie pour l’avenir compte tenu des perspectives liées au changement climatique. Par ailleurs, les primes de réassurance ont considérablement augmenté ces dernières années, laissant subsister des inquiétudes quant à l’abordabilité future des risques."
Par ailleurs, un saut d’index important de 11 % en 2023 a entraîné des hausses de coûts pour Baloise et d’autres entreprises. Ces augmentations des coûts opérationnels soulignent l'importance de stratégies efficaces de contrôle des coûts dans un environnement économique dynamique.
De plus, l’adoption massive de véhicules électriques a entraîné une hausse des coûts dans le secteur de l’assurance automobile, avec une hausse moyenne de 15 %.
Baloise continue de se concentrer à la fois sur les segments Vie et Non-Vie, avec un accent particulier sur les indépendants et les PME.
L’évolution de la réglementation, comme la récente adaptation de la règle des "80 %", et la concurrence accrue des banques et des pouvoirs publics, avec notamment l’émission du bon d’État en 2023, sont sources de défis pour le secteur dans le segment Vie. Pourtant, l’épargne pour une pension complémentaire reste un pilier crucial pour Baloise.
Baloise continuera à s’adapter à ces défis afin de proposer des solutions d’assurance fiables et innovantes qui répondent aux besoins des clients et aux conditions changeantes du marché.
Christophe Hamal conclut: "Chez Baloise, nous continuons à nous investir dans l’avenir de nos clients, y compris dans le caractère abordable des pensions. Travaillons ensemble à des solutions innovantes afin de garantir un avenir financier stable et durable pour tous."
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